Voici les innovations culturelles qui ont éveillé notre curiosité cette semaine ! Nous les partageons avec vous dans cet article.

Une nouvelle technologie pour découvrir des tableaux en 5 dimensions. 

La trois dimensions ne suffisait pas, la quatrième non plus, Artmyn propose directement de faire découvrir les tableaux en cinq dimensions ! Mais que cela veut il dire ? Il s’agit d’une numérisation multidimensionnelle offrant une vision mille fois supérieure à une photographe classique. En plus de la profondeur en trois dimensions le scanner offre la possibilité de faire varier l’angle de vision et la lumière sur le tableau. Cette nouvelle technologie repousse encore plus loin notre capacité à observer les textures et les coups de pinceaux. La startup a récemment numérisé un tableau de Chagall pour le compte de Sotheby qui vendra prochainement la toile.
Le deuxième prototype de scanner permettra de numériser des oeuvres d’un mètre sur un mètre cinquante en 45 minutes, ce qui est le dixième qu’il fallait auparavant pour numériser ainsi une oeuvre. La startup travaille également à la numérisation d’objet en volumétrie tel que des sculptures ou encore des bijoux ou des pierres précieuses dont la numérisation permettra d’en garantir la traçabilité. Mais d’autres domaines s’intéressent aussi à cette technologie notamment pour un usage médical ou des dermatologues pourraient s’en servir pour faire des diagnostics de peau.

Si il existait déjà des outils de numérisation, Artmyn se distingue par le développement d’un logiciel de visualisation fonctionnant avec un navigateur internet classique. En effet, jusqu’à maintenant, la lourdeur des fichiers en empêchait la lecture sur le web (les fichiers pèsent chaque un téraoctet). On imagine déjà les oeuvres d’un point de vue inédit partagés sur les réseaux sociaux, dans les écoles ou même dans les musées afin de montrer des oeuvres impossibles à déplacer normalement !

La réalité mixte : quand la réalité virtuelle et la réalité augmentée donnent le meilleur d’elles-mêmes.

Vous connaissiez la réalité augmentée, virtuelle et maintenant découvrez la réalité mixte ! Le principe ? Combiner les deux précédentes technologies pour superposer des informations digitales par dessus un environnement le tout dans un casque de réalité mixte qui permet de voir son environnement. Opuscope a utilisée cette technologie pour créer Holosteria un logiciel qui a pour but de mettre en avant le patrimoine en proposant par exemple des scénographes innovantes. « Cela permet d’engager un public grâce à des expériences très interactives » explique l’un des fondateur de Opuscope, Thomas Nigro. A terme l’objectif est de pouvoir redynamiser les visites en proposant une expérience unique au visiteur où il serait acteur face aux oeuvres dont les ajouts virtuels seraient manipulables et interactifs. D’autres champs s’ouvrent aussi à cette technologie notamment dans le domaine de la création artistique mais aussi pour faciliter le travail d’équipe pour des personnes éloignées grâce à ‘utilisation en temps réel de cette technologie.


Le Pixel Museum, hommage au dixième art

Voila un musée qui risque de plaire au geek qui sommeille en nous, à Schiltigheim près de Strasbourg a ouvert cette semaine le premier musée permanent du jeu vidéo en France (et le sixième dans le monde). C’est avec plus de 25 000 pièces que le Pixel Muséum retrace 40 ans de jeu vidéo et invite les visiteurs à (re)découvrir les vieilles consoles de leur enfance et transmettre aux plus jeunes cette passion pour le rétrogaming qui fait de plus en plus d’adeptes. Le jeu vidéo prend ici ses quartiers en lien avec les neuf autres arts, de la musique au cinéma, en passant par les beaux-arts Une façon de montrer que les jeux vidéo sont loin d’être déconnectés de la réalité et des autres cultures. Le musée a été conçu pour être interactif et il invite tous ses visiteurs à jouer et à tester les consoles, afin de mieux comprendre l’évolution technologique et visuelle. Le musée propose également une exposition temporaire sur l’univers de Zelda et de Mario, à l’occasion de la sortie de la Nintendo Switch. Le musée alsacien offre ainsi une rétrospective de ces deux grosses licences de la marque japonaise, avec des jeux, les dernières consoles, des goodies, des figurines mais aussi une énorme borne d’arcade, l’Uppercube », réalisée par l’artiste Paul Souviron. Enfin le musée possède une annexe, la Pixel Factory, un espace de co-working tourné vers le numérique et le digital qui va ouvrir prochainement ses portes.