Nous avons repéré cette semaine des innovations culturelles très étonnantes : des robots qui guide les visiteurs d’un musée, un musée numérique créé à partir de collections géologiques et enfin un musée des innovation ratées !

Les gamers de Poitiers ont pu se cultiver ! En marge de la 18e édition de la Gamers Assembly au parc des expositions de Poitiers,  le musée Sainte-Croix a proposé une activité peu commune. Deux robots Nao, venant de l’université de La Rochelle ont mis au défi les visiteurs de résoudre leurs énigmes à travers deux scénarios le temps d’un week-end. Ceux ci capables de reconnaitre les visiteurs et de répondre à leurs questions ont ainsi permis de découvrir le musée et ses collections autrement, de manière ludique. 

Les robots ont été programmés afin de pouvoir interagir en milieu muséal avec le visiteur aussi bien adulte que enfant. L’expérience a particulièrement été apprécié car elle a aussi apporté une plus-value dans la connaissance des publics et la réception des collections. Les visiteurs étaient équipés de badges capteurs qui relié à de petits capteurs à travers le musée ont permis de récolter des données sur leur visite qui pourront être analysées par les chercheurs afin de comprendre et d’améliorer les conditions de visites et l’expérience du joueur-visiteur. 

Mais qui est Nao ? Présenté pour la première fois en 2006 au public, ce robot français de type humanoïde peut être programmé pour interagir avec les humains, il a été le premier robot reçu par le président de la République à l’Elysée en 2013 et ce n’est pas un inconnu des milieux artistiques puisqu’il a participé au festival Montpellier Danse et à la fête de la Danse au Grand Palais la même année.

 


L’école d’ingénieur UniLasalle vient de se lancer dans un grand projet, créer un musée numérique avec ses collections géologiques. Plus de 50 000 pièces accumulées depuis le XIXe siècle et servant à former les futurs géologues vont ainsi être photographiées en très haute définition. Le projet prévoit également de modéliser en 3D, grâce à un partenariat avec Dassault Système, les plus belles pièces. En proposant ainsi au professeurs de SVT, aux chercheurs mais aussi aux simples amateurs de découvrir les trésors de cette collection, l’école d’ingénieur espère créer une vraie immersion grâce aux nouvelles technologies.  Le budget avoisinant les 150 000 euros sera en partie financé par une campagne de Crowfounding qui a déjà atteint avec succès ses premiers paliers. Si les stades supérieurs sont atteints il sera alors développé une application pour smartphone permettant, sur le terrain, de consulter les collections, mais aussi d’identifier un spécimen en le photographiant.

Le musée devrait ouvrir ses portes numériques courant 2018, permettant de consulter librement les collections de l’école d’ingénieur. A l’origine de cet Institut, Albert-Auguste de Lapparent, célèbre géologue du 19ème siècle, avait réunit depuis 1875 d’importantes collections de minéralogie et de paléontologie qui ont continué de s’enrichir au travers de missions d’explorations, de travaux d’enseignants-chercheurs et d’étudiants et de dons.

 


Si on vous parle d’échec technologiques et commerciaux, vous penserez peut-être aux à l’apple Newton ou encore au Nokia N-gage. Et si on vous demandez où les trouver vous ne répondriez surement pas dans un musée… Et bien à partir du 7 juin vous auriez tort! En effet le Museum of Failure ouvre ses portes à partir du 7 juin en Suède et a décidé de mettre à l’honneur les grands échecs commerciaux de ces 40 dernières années. Des échecs commerciaux mais pas forcément technologiques. Selon Samuel West, le collectionneur à l’origine de ce musée, une majorité d’innovations sont un flop total avant d’atteindre le succès escompté. C’est le travail et l’apprentissage qui permettent d’inverser la tendance.

Ce musée se veut donc un hommage au progrès technologique et apprendre à ses visiteurs que l’échec est souvent un passage nécessaire avant d’arriver au succès. A l’image des firmes dont les produits constituent les pièces du musées: Apple, google ou encore Nokia. 

Malgré les flop de ces inventions, souvent cachés par leurs inventeurs, on remarque l’aspect novateur de chaque objet et l’utilité qu’il a pu avoir dans le développement des entreprises. Cette exposition incroyable est un vrai melting-pot du travail d’ingénieurs de différentes entreprises à différentes périodes, ce qui permet d’analyser avec du recul l’évolution positive ou non des différents acteurs du marché de la consommation. Cerise sur le gateau, l’entrée du musée est gratuite. 

Et les échecs fascinent: le Japon, pays fard dans les innovations technologiques, a aussi eu le droit à son musée des échecs en 2012 avec au programme les idées les plus étranges des ingénieurs japonais à l’image d’un grille pain qui marche, un ventilateur en forme de piano à queue ou encore un réchaud à gaz en forme de télévision. 

Rédacteur : Romain Formond