L’intelligence artificielle n’a pas fini de nous étonner ! Certains robots comme celui développé par Microsoft avec le Mauristhuis Museum peuvent désormais imiter le style d’artistes ayant vécu à n’importe quelle époque. Grâce à des scanners 3D, il a analysé toutes les oeuvres de Rembrandt afin d’apprendre comment peignait le maitre. Cette technique de deep learning lui a ensuite permis d’imaginer un « nouveau Rembrandt » en utilisant les caractéristiques les plus récurrentes des portraits du peintre: un homme de 30 à 40 ans, caucasien, avec une barbe ou une moustache, des vêtements noirs, une collerette, qu’il porte un chapeau et qu’il regarde vers la droite.

Le robot a ensuite analysé précisément la manière de peindre les visages afin d’analyser le positionnement et la taille des yeux, du nez ou de bouche afin d’en tirer, grâce à un algorithme, les proportions de ce nouveau portrait. Mais une peinture n’est pas seulement une image en deux dimensions. En effet l’analyse des tableaux des grands maîtres ont montré depuis longtemps qu’ils étaient composés de multiples couches de peintures superposées les unes aux autres qui constitué ce qu’au final on appelle la « touche » d’un peintre. Un algorithme a donc été utilisé pour « The Next Rembrandt » afin de prendre en compte cette spécificité de la peinture, et a ainsi permis de générer des cartes des tableaux du peintre hollandais. A la manière des cartes topographiques montrant les différences d’altitude d’un paysage, le programme a réalisé une carte mettant en évidence les différences d’épaisseur entre les différentes zones du tableau. Avec toutes ces informations on a pu lancer l’impression. C’est 13 couches qui sont imprimé successivement avec une encre à UV spéciale et qui constituent le relief du tableau imitant à un degré jusqu’alors inégalité la touche du maitre.

 


D’autres exemples de robots artistes émergent : Google par exemple a crée un algorithme qui a donné naissance à un nouveau mouvement artistique : « l’inceptionnisme ». En fait, une intelligence artificielle fonctionnant sur le principe du deep learning a poussé ses fonctions de reconnaissances à exagérer les traits afin de voir des choses que l’oeil humain n’aurait pas instinctivement distingué: cela a donné naissance à un cochon escargot, un oiseau chameau ou encore un poisson-chien.

 


Un autre robot artiste se nomme FlowMachines et celui-ci a une très bonne oreille ! L’intelligence artificiel a en effet analysé plus de 13 000 partitions afin de comprendre et de reproduire la musique des fab four. La machine a analysé la musique afin de produire un nouveau morceau dont le résultat bernerait même un fan du plus célèbre des groupes de rock ! Le robot développé à Paris par le Sony Computer science laboratory a bien travaillé mais l’humain a toujours sa place à jouer puisque c’est un musicien Benoit Carré qui s’est occupé des paroles et du mixage de la chanson. Le duo a également composé une chanson de jazz dans le style de Duke Ellington et Georges Gershwin et espère sortir un album complet d’ici fin 2017.